Economie

Transport aérien : une nouvelle grève plane au-dessus de Camair-Co

Transport aérien : une nouvelle grève plane au-dessus de Camair-Co

Ce mouvement d’humeur vise à dénoncer des manquements considérables inhérents au transport aérien.

Une nouvelle grève annoncée  à Camair-Co.  Le personnel de compagnie aérienne camerounaise préparerait  une manifestation. Ce préavis de grève court à compter  du 26 février 2020. C’est ce qui ressort d’une correspondance signée du président du Syndicat des Travailleurs des Transporteurs Aériens (STTA), Benga Nseka Justin.  « Ce préavis de grève ne peut être levé  qu’après correction des écarts. Et satisfaction des exigences légales des travailleurs. » Met en garde le président du STTA.

Des arriérés de salaires récurrents

Ce mouvement d’humeur vise à dénoncer des manquements considérables inhérents au transport aérien. Il s’agit entre autres, récurrence et persistance  des arriérés de salaires depuis décembre 2019.  En septembre dernier par exemple, les salariés de Camair-Co disaient n’avoir pas été rémunérés depuis deux mois. C’est-à-dire juillet et août 2019. « Des irrégularités et retard de salaires  qui constituent des « entraves flagrantes  et violentes à la sécurité des passagers de la compagnie.

Surendettement de la compagnie

A travers cet arrêt d’activité, le personnel dénonce aussi le surendettement de la compagnie, menace très sérieuse de perte  du CTA (Certificat de transporteur aérien). Il est également question pour les employés du transporteur, de mettre à nu le  cadre institutionnel défavorable à Camair-Co.  Du non reversement systématique des cotisations sociales, service à bord « détérioré, inadapté et au rabais ». 

Absence de vision

Le STTA se plaint aussi  de l’exploitation quasiment  réduite au point  le  plus bas. De l’absence de vision, objectifs, missions, valeurs claires… Enfin, de la perte drastique et  dramatique de la clientèle de la compagnie, location et acquisition d’aéronefs non appropriées.

Notons  que « l’étoile du Cameroun » traverse une zone de turbulence depuis des mois. En début  de l’année dernière exemple, ses employés réclamaient déjà les salaires de février et mars. « Cette situation a plongé les employés dans un état de précarité multiforme».