Economie

Sommet extraordinaire des chefs d'États de la CEMAC : la question du FCFA débattue à Yaoundé...sans Ali Bongo

Sommet extraordinaire des chefs d'États de la CEMAC : la question du FCFA débattue à Yaoundé...sans Ali Bongo

Le sommet extraordinaire des chefs d’États de la CEMAC s’est ouverte ce vendredi. Présidé par Paul Biya, l’un des ordres du jour a été relatif à la question de l’avenir du franc CFA.

La monnaie, héritée de la colonisation, est également présente en Afrique de l’ouest. C’est d’ailleurs dans cette partie du continent africain que son avenir a été débattu en premier. Les États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale ont questionné sur la pertinence de cette monnaie aux réserves de change déposées en France et convertible en euro. Elle est ainsi présentée par certains analystes comme l’outil qui reflète le plus le néocolonialisme. « Les présentes assises nous donnent à nouveau l’occasion d’échanger et d’arrêter des mesures complémentaires pouvant consolider le redressement économique de notre sous-région », a déclaré Paul Biya.

« Ceux qui sont pour le maintien du franc CFA avancent l’argument de la stabilité qu’offre cette monnaie face aux spéculations »

La présidence camerounaise a en outre apporté plus de précisions. « La monnaie héritée de la colonisation (le franc CFA) divise les économistes et les chefs d’État de la zone Franc. Cette monnaie est présentée par de nombreux experts en finances comme un frein au développement. Ceux qui sont pour le maintien du franc CFA avancent l’argument de la stabilité qu’offre cette monnaie face aux spéculations ».

D’autres questions, toujours sur le plan économique, ont également été abordées. L’occasion de parler de la situation économique du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad.

Ali Bongo, seul absent parmi les chefs d’États de la CEMAC

Rappelons que tous les chefs d’États de la CEMAC ont répondu présent excepté Ali Bongo Ondimba du Gabon qui a délégué son Premier ministre Julien Nkoghe Bekalé. Le président gabonais devait présider ce vendredi à Libreville, le Conseil supérieur de la magistrature.