Economie

Pétrole, mines et gaz: Poutine veut former des jeunes Camerounais

Pétrole, mines et gaz: Poutine veut former des jeunes Camerounais
Les futurs hôtes du Cameroun entendent remédier au problème que constitue l’exploitation au rabais enregistrée dans ces secteurs.

Les 26, 27, 28 et 29 août prochains une mission de l’université russe RUDN va séjourner au Cameroun. Elle va se rendre dans un premier temps à Yaoundé avant de rallier Douala. Au cours de son séjour, la délégation de l’université RUDN va aborder le thème de l’exploitation des secteurs du pétrole, du gaz et des mines. « Il sera question d’échanger avec les étudiants afin de leur présenter , au cours des ateliers pratiques animés par les experts de la Fédération de Russie de RUDN University, sur les nouvelles technologies de pointe dans les secteurs pétrolier, gazier et minier. Des armes intellectuelles donc, qui, espère-t-on, permettront d’embrasser ces secteurs hautement porteurs avec plus d’autorité et de conviction », a déclaré Mme Audrey Chicot, patronne de Multi-services et matériel industriel (MSMI), l’intermédiaire locale de RUDN University.

Tous estiment qu’il est urgent d’avoir des jeunes qui maitrisent les nouvelles technologies de pointe pour développer le secteur minier, pétrolier et gazier. Le but étant d’assurer un usage optimal de ces richesses qui ne contribuent encore que chichement à l’économie locale car très souvent détenue par des mains inexpertes. A titre d’illustration l’Union européenne estime qu’à peine 10 % de l’or produit par les artisans miniers au Cameroun est canalisé dans le circuit formel. Ce qui donne une faible contribution financière aux recettes de l’État évaluée à moins de 1,75 milliard de FCFA par an, soit 0,26 % du budget global.

Certains secteurs comme les mines sont cruciaux, car considérés comme valeur refuge. La présence de nombreux et nouveaux sites miniers entre 2014 et 2019, des opérations d’exploration du territoire camerounais ont permis de mettre en évidence 300 nouveaux sites miniers. Par ailleurs, chaque année, l’Afrique, annonçait l’ONU en 2015, crée seulement 5 millions d’emplois pour les quelque 12 millions de jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Or, une étude réalisée au Ghana par la Société financière internationale montre qu’un emploi direct créé dans le secteur minier peut générer 27 emplois dans d’autres secteurs de l’économie.

L’on estime qu’il est plus qu’urgent donc d’avoir des jeunes qui maitrisent à merveille ces richesse, des Camerounais qui feront que l’or, le diamant, le pétrole etc. soient dépourvus de tout mystère et soient transformés autant que possible localement avec des outils plus performants.