Economie

Le Conseil d'administration de la BVMAC renvoie le recrutement d'un nouveau DG

Le Conseil d'administration de la BVMAC renvoie le recrutement d'un nouveau DG
Le Conseil d’administration de la Bourse régionale de valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC) s’est réuni le 20 février en son siège social à Douala, capitale économique du Cameroun, sous la conduite du Gabonais Henri Claude Oyima, son président.

Au terme des travaux, le Conseil a décidé, entre autres, de reporter le processus de recrutement d’un nouveau directeur général. Celui-ci devrait maintenant prendre fonction à compter du 1er janvier 2021. La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), qui a lancé ce recrutement au mois de décembre 2019, prévoyait la prise de service au mois de mars 2020.

La BVMAC n’a pas expliqué les raisons de ce report. Mais, de ces deux décisions, il se dégage clairement un conflit de compétence entre le Conseil d’administration de la BVMAC et la Beac, chargée du processus de fusion et de dynamisation du marché financier d’Afrique centrale.

L’ancien président de la Commission des marchés financiers (CMF), l’ex-régulateur de la Douala Stock-Exchanges (DSX), le Camerounais Jean Claude Ngwa, a été nommé au poste de DG au sortir d’une session du Conseil d’administration de la BVMAC, organisée le 4 juillet 2019 à Douala. Le processus de recrutement d’un nouveau DG lancé par la banque centrale a donc surpris plus d’un, ce d’autant plus que la BVMAC est une société contrôlée en majorité par des capitaux privés.

Pour la Beac, le cahier de charges du nouveau directeur général est d’établir et exécuter des plans pour atteindre les objectifs stratégiques de la bourse (compétitivité, efficacité opérationnelle, diversification et croissance vigoureuse). Il devra donner des éclairages et une orientation permettant d’accroître les liquidités et d’approfondir les marchés financiers de la Cemac.

Sous l’autorité du Conseil d’administration, le nouveau DG aura, toujours selon la banque centrale, la responsabilité de gérer, superviser et promouvoir les activités de la bourse au profit de ses membres, de toutes les parties prenantes et du public qui y fait des placements, selon les indications de la Banque centrale des six États de la Cemac (Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Guinée Équatoriale, Gabon et Tchad).