Economie

Financement du barrage de Bini à Warak : la Chine attend le Cameroun

Financement du barrage de Bini à Warak : la Chine attend le Cameroun

Les travaux du barrage sont suspendus à la contrepartie du gouvernement camerounais toujours pas libérée.

L’entreprise chinoise Sinohydro, qui a reçu le marché de la réalisation du barrage hydroélectrique de Bini à Warak (75 MW), ainsi que la ligne de transport associée de 225 kV, a suspendu les travaux en attendant le règlement des questions financières du projet. Le gouvernement camerounais a signé, en juillet 2016, une convention de financement avec la Chine, en vertu de laquelle cette dernière s’engageait à accorder 303 millions de dollars (environ 181 milliards de F CFA) au Cameroun pour la construction du barrage hydroélectrique de Bini à Warak dans la région de l’Adamaoua. Le Cameroun pour sa part devait fournir 15% des 356 millions de dollars représentant le coût total du barrage, au titre des fonds de contrepartie. Ce qui n’aurait pas été exécuté comme convenu, amenant Eximbank China à surseoir également au paiement attendu.

Au moment de la signature de l’accord au début du second semestre 2016, il avait été indiqué que le barrage de Bini à Warak devait être livré au quatrième trimestre 2018. A l’heure actuelle, seuls les “travaux préparatoires” ont été réalisés par Sinohydro, ce qui correspond entre autres à la construction des voies d’accès au site, la construction des logements et bureaux pour le personnel chinois et camerounais, la construction des dépôts de carburants, garage et magasins. “L’entreprise Sinohydro, en charge des travaux, est installée sur le chantier et a commencé à réaliser un certain nombre de prestations ; seulement, elle s’est démobilisée, le partenaire financier n’ayant pas libéré les fonds d’avance de démarrage. Les négociations sont en cours avec ledit partenaire au niveau du Minepat [ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, NDLR]”, a affirmé le ministre camerounaise de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, dans la presse publique le 24 mars.