Economie

Directement impactée par le Coronavirus, une entreprise française suspend ses activités au Cameroun

Directement impactée par le Coronavirus, une entreprise française suspend ses activités au Cameroun

Les 250 conducteurs de motos-taxis qui travaillaient pour la plateforme française sont au chômage.

Bonne nouvelle pour des entreprises locales telles que Easyride, qui fait du taxi pour VIP, ou encore Bee Sarl. Les 250 conducteurs de motos-taxis qui travaillaient pour Heetch, une plateforme française de voiture de transport avec chauffeur (VTC), sont au chômage.

Les regrets de la plateforme

Directement impactée par la crise du Coronavirus  sur le sol français, l’entreprise française a décidé de suspendre ses opérations au Cameroun. Elle va recentrer ses activités sur ses autres pays. «…nous  devons, à compter de ce jour, suspendre l’application dans la ville de Douala. Nous regrettons profondément de ne pas pouvoir  continuer nos investissements au Cameroun », regrette la startup française.

 Par conséquent, on ne verra plus dans les rues de Douala ses employés équipés de chasubles et de casques de couleur rose.

Courte vie au Cameroun

Heetch a démarré ses opérations au Cameroun en septembre dernier. C’est le 8 mai 2019 que l’entreprise avait annoncé la réussite d’une opération de levée de fonds de 34 millions d’euros. Soit environ 23 milliards FCFA pour s’implanter au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Algérie, au Sénégal…

Officiellement, 14 personnes ont été testées positives au Covid-19 au Cameroun. Parmi elles, 11 sont des cas importés. Alors que les quatre autres sont les contacts de ces derniers. Deux d’entre eux vivent dans la ville de Bafoussam, dans la région de l’Ouest-Cameroun.

D’après le ministre de la Santé, tous ces malades, bénéficient d’une prise en charge dans les structures dédiées. « La transmission actuelle est due au contact étroit avec les hommes. Il s’agit d’une situation réelle, une situation d’urgence comme le témoigne les chiffres de la situation le 17 mars 2020 au Cameroun ». A déclaré Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique. Il s’exprimait au cours d’une conférence de presse qu’il a présidée le 18 mars 2020 à Yaoundé.