Economie

Desserte de la zone rurale : les tourments du transport clandestin

Desserte de la zone rurale : les tourments du transport clandestin

Sans textés règlementaires, ce secteur pourtant utile dans la liaison entre l’arrière-pays et les centres urbains, est à la merci de toutes les prédations.

Mobil Emana, lin quartier de. l’entrée nord de la ville de Yaoundé. A cet endroit est née une gare routière, qui au quotidien transporte les passagers de la zone urbaine vers les zones périurbaine et rurale. Dans une ambiance de rivalité, l’on note des cars d’une trentaine de places et les véhicules de moins de dix places en activité.

Les cars ont presque la même destination, celle d’Obala. A la différence des petites voitures communément appelées clandos qui en ont plusieurs avec plusieurs arrêts en chemin. Ces clandos, ont les retrouve également dans d’autres zones comme Mokolo, Barrière, Ahala, Mvog-Mbi, Mimboman.Question de desservir les bourgades environnantes. Cet état de choses prouve que le transport clandestin s’enracine dans la capitale politique. A côté de ce phénomène, l’on note aussi des insuffisances de la part du gouvernement qui favorise sa montée en puissance.

«Si nous parlons encore aujourd’hui du transport clandestin, il faudrait que le gouvernement examine ce problème dans le fond. Nous étions traités par le passé de clandestins. A chaque fois que ceux de l’urbain voulaient faire un mouvement, ils indexaient le périurbain et rural. Nous avions donc revendiqué et demandé au gouvernement de reconnaître ce segment de transport. Ce qui a été fait mais pas totalement», explique Prosper Essomba, président du syndicat national des transporteurs péri urbain et rural du Cameroun (Syntrapucam).

Cet acteur rappelle tout de même que, le 23 novembre 2016, symbolise la signature de la décision reconnaissant le transport par cas au Cameroun. A celui-ci se greffe deux autres modes de transport constamment en concurrence. Les voitures qui transportent les vivres pour le ravitaillement des espaces marchands, véhicules de moins de dix places. Ces derniers sont toujours discrédités. Malgré les revendications faites de part et d’autre par les syndicalistes qui ont abouti à une,reconnaissance partielle de ce segment de transport.

«Après les revendications, le gouvernement a reconnu les cars, donc les véhicules de onze à trente places assises. Mais ceux là qui sont plus taxés de clandestins, les véhicules de moins de dix places, ne sont pas encore reconnus parce qu’il n’y a pas encâre une licence appropriée pour ce mode de transport», confirme Prosper Essomba.

«On continue à dire que nous travaillons dans la clandestinité parce que c’est le gouvernement qui veut. Si tous les segments de transport sont réglementés aujourd’hui, et que chacun respecte son secteur d’activité, on ne parlera plus du transport clandestin», accuse un conducteur. Le syndicaliste Prosper Essomba, comme d’autres, ayant pris part aux séances de travail au ministère des Transports fait savoir que des propositions ont déjà été faites et des textes en vue d’une licence avaient été acheminés dans les services du Premier ministre.