Economie

De nouveaux impôts et taxes annoncés en 2020

De nouveaux impôts et taxes annoncés en 2020
Ils ont été dévoilés au cours d’une rencontre entre le ministre des finances et les chefs d’entreprises le 27 septembre 2019 à Douala.

La concertation entre le ministre des finances (Minfi), Louis Paul Motazé et le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) rentre dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2020 dont le projet sera soumis au parlement en novembre prochain. D’ores et déjà, l’Etat prévoit de relever plusieurs impôts et taxes tant sur la fiscalité interne que de porte. S’agissant de la fiscalité interne (impôts), Louis Paul Motaze a annoncé l’adaptation de la législation de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux plateformes de commerce en ligne. Il a également annoncé l’élargissement du champ d’application des droits d’accises de 5% aux bouquets premium des programmes audiovisuels numériques par satellite, l’ouverture d’une transaction spéciale sur les impositions contestées et les arriérés fiscaux, le relèvement des tarifs des droits fixes d’enregistrement plafonnés à 50?000 FCFA.

Dans la même veine, il a annoncé l’instauration d’une amende forfaitaire pouvant atteindre 100 millions pour les fraudes à la déclaration et au paiement des impôts et taxes par voie électronique, une amende forfaitaire à l’encontre des établissements financiers ne respectant pas les délais réglementaires de virement des impôts et taxes, le relèvement du dispositif contre les transferts illicites, l’institution d’une sanction en cas de non-production des feuillets «?DF 10?» (Déclaration fiscale) en annexe à la déclaration de la taxe d’abattage.

S’agissant de la fiscalité de porte (douane), de nouveaux taux d’imposition seront aussi instaurés. Un système progressif d’imposition des produits à l’importation sera mis en place avec 0% pour les produits finis, 2% pour les produits semi-finis, 5% pour la matière brute et 10% pour les pierres précieuses. Sont également annoncés, le relèvement du taux de douanes de 5,5% à 10% pour l’exportation du bois ouvré ou semi-ouvré, l’imposition d’un droit de douane à l’importation du riz précuit et parfumé au taux de 20%, le relèvement du droit d’accises de 25% à 30% sur le tabac, l’institution d’un droit d’accise au taux fixe de 50% sur les produits cosmétiques à base d’hydroquinone, ainsi qu’un taux de droit d’accise de 5% pour des produits à fort taux de chocolat et de sucre.

Mais ces mesures qui visent à renflouer les caisses de l’Etat confronté à plusieurs défis, ne sont pas appréciées par les milieux d’affaires qui les jugent confiscatoires et prédatrices. Le Gicam prône pour un changement de paradigme pour parvenir à un système fiscal permettant d’améliorer les ressources publiques tout en préservant la solidité des entreprises.