Economie

Cameroun/Finance : un enjeu financier coupe le fil entre la Campost et la Beac

Cameroun/Finance : un enjeu financier coupe le fil entre la Campost et la Beac

Dans un communiqué qui date du 20 avril dernier, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale rejette une demande d’autorisation d’un système de compensation et règlement des transactions monétiques dans notre pays introduite par la Campost.

Ce n’est pas une odeur de sainteté entre la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) et la Cameroon postal Services (Campost). En effet, la Beac vient de rejeter une demande d’autorisation d’un système de compensation et règlement des transactions monétiques au Cameroun introduit par la Campost. Ce refus est d’ailleurs contenu dans un communiqué signé le 20 avril 2020 par l’institution monétaire sous régionale.

On apprend dans ledit communiqué qu’il s’agit « d’un appel lancé à l’endroit de Campost à revoir sa copie consécutif à un double vice de forme », peut-on lire. De l’avis de plus économistes, ces observations de la Beac qui fait comme on dit souvent du buzz sur la toile camerounaise sont marginales. Elles peuvent d’ailleurs, se régler en interne sans la moindre intrusion du monde des réseaux sociaux, commente un autre spécialiste des questions monétaires.

Ce qui fait problème

Le problème de fond est que l’Etat du Cameroun veut relancer la Campost. Yaoundé veut alors lui donné les moyens financiers supplémentaires susceptibles d’assurer sa pérennité. Ainsi, la mise en place d’un Switch national géré par la Campost doit drainer des sommes importantes grâce aux retombées des flux de transactions via le mobile et autres individuels de paiement électronique.

Le système que la Beac utilise déjà. D’ailleurs, le 15 avril 2020, le gouverneur de la Beac procède au lancement officiel de l’interopérabilité des systèmes de paiement en zone Cemac. Voilà le nœud du problème. Qui a donc qualité dans ce cas ? La Beac défend l’idée selon laquelle c’est avant tout des services financiers et que la technologie n’est qu’un accessoire. Du côté du ministère des postes et de télécommunications, on indique que les systèmes utilisent la technologie des réseaux de télécommunications pour mener les opérations.