Economie

Bandjoun : grogne des commerçants

Bandjoun : grogne des commerçants

Ils se plaignent de l’augmentation des coûts de location des comptoirs.

Les commerçants du marché de Bandjoun, dans le département du Koung-Khi, région de l’Ouest, croyaient pouvoir reprendre du service le 18 mars dernier, après leur mouvement d’humeur survenu la veille. Ils ont été stoppés net par la mesure gouvernementale visant à juguler le coronavirus. C’est ainsi que depuis la grogne, les portes des magasins, boutiques et étals sont restées fermées.

Ils se plaignent du fait que les coûts de la location des comptoirs ont augmenté. C’est ainsi que pris de colère, ces derniers sont descendus dans les rues pour manifester leur mécontentement face à cette situation. «Nous sommes fâchés parce que les prix sont passés de 3000 à 20000 Fcfa, chez certains et chez d’autres, de 5000 à 30000 Fcfa », s’indigne Thierry Kamnang, un commerçants d’articles divers. Assis devant sa boutique comme d’autres vendeurs, il a à ses côtés ses épouses et ses enfants. Tous veulent faire entendre leur voix auprès du maire de la commune de Pété Bandjoun, Victor Fotso.

Rendu à la municipalité, des responsables rencontrés disent vouloir respecter les dispositions prises lors d’un conseil municipal. Pour eux, en effet, il s’agit d’une résolution portant régularisation des prix des comptoirs dans lesdits marchés ; surtout ceux des textes qui n’avaient pas encore été appliqués. Séance tenante, dans la soirée du 17 mars, une réunion de crise a été convoquée par les autorités locales, afin de parer à toute éventualité de soulèvement.

Face à cette hausse des prix des comptoirs, certaines organisations de la société civile ont dénoncé la mauvaise gestion et les tensions de trésorerie. D’autres encore estiment qu’il s’agit d’une manipulation des membres d’un parti politique bien connu et concurrent, qui, mécontents de l’extrême longévité des mandatures, veulent déstabiliser le maire en poste depuis plus de deux décennies.

Reste que l’exécutif communal qui vient par ailleurs de bénéficier des suffrages du peuple, a compris qu’il faut que l’argent rentre dans les caisses de la mairie pour atteindre les prévisions budgétaires escomptées. Les populations espèrent que le feuilleton va connaître une fin heureuse.