Economie

Adamaoua : la douane saisit près de 3 tonnes des plastiques non biodégradables

Adamaoua : la douane saisit près de 3 tonnes des plastiques non biodégradables

L’opération a été menée par les segments du secteur des douanes de l’Adamaoua à Yala Yarna dans l’arrondissement de Ngaoundéré 3e, mardi dernier.

Le secteur des douanes de la région de l’Adamaoua a engrangé de bons points. En effet, les éléments de ce corps ont saisi un stock des plastiques non biodégradable estimé à plus de 2,5 tonne. La cargaison dissimulée dans des sacs de mils, haricots blanc et tamarins en provenance de Guider dans la région du Nord était en partance pour Yaoundé. Le stock des emballages non biodégradables saisi a été présenté au gouverneur de la région en présence des experts du ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable.

Le patron de la région de l’Adamaoua Kildadi Taguiéké Boukar s’est félicité de cette prise. Il a saisi la même occasion pour exprimer son appréciation des efforts fournis par secteur des douanes. Selon Kildadi Boukar, le trafic des plastiques illicites fait mal à l’économie dans notre pays.

« Le gouvernement de la République a engagé déjà, il y a quelques années, une lutte acharnée contre la prolifération des plastiques non biodégradables. Aujourd’hui, nous avons eu nos informations comme d’habitude, qu’un grand camion en partance du Nord pour l’Adamaoua transportait un certain nombre de sacs supposés être des sacs des haricots. Au premier contrôle nous sommes tombés sur des sacs qui contenaient des petits paquets de plastiques non biodégradables.

Après notre évaluation, nous avons estimé que ces plastiques sont à plus de deux tonnes et demi car ils sont contenus dans les différents sacs. Nous allons veiller aux grains pour que notre région ne soit pas une passoire des produits contrefaits et interdits de circulation dans notre pays», a déclaré Kildadi Taguiéké Boukar, gouverneur de la région de l’Adamaoua.

Pour le chef secteur des douanes de l’Adamaoua dont les services ne sont pas à leur première prise, cette action fait partie de leurs missions quotidiennes sur le terrain à savoir porter assistance aux autres administrations qui n’ont pas les moyens pour être partout afin de mener efficacement leur travail comme le ministère de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable.

«Je dois d’abord rappeler que l’une des missions de l’administration douanière est l’assistance aux autres administrations. Parce que nous sommes en zone de frontière et les autres administrations n’y sont pas. C’est le cas par exemple du ministère de l’environnement. C’est à la base des renseignements que nous avons mis sur le terrain. Quand on fait des saisies comme celles-ci c’est notre fierté de pouvoir lutte contre la circulation des produits tous azimuts. Pour aujourd’hui, nous avons trouvé que ce sont des emballages plastiques non biodégradables. Ça pourrait être demain d’autres produits. C’est donc dire que nos éléments sur le terrain veillent au grain, ils ne lésinent pas sur les moyens pour traquer ces contrebandiers», déclare Ahidjo Norbert, chef secteur des douanes de l’Adamaoua.

Le stock des emballages non autorisé saisi par les éléments du secteur des douanes vont être remis aux experts du ministère de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable pour les rendre inutilisable. Et selon le délégué régional de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable, les contrevenants seront sévèrement sanctionnés en payant une amande très lourde.

«Nous allons rendre ces emballages utilisables et nous allons remettre les emballages à des structures agrées qui vont les valoriser dans la fabrication des pavés, les chaussures, des sacs tout ça en plastique. Notre rôle ici est de rendre ces plastiques inutilisables. Avec ma brigade nous allons faire un procès-verbal de constatation d’infraction. L’amende la plus forte sera adressée aux fraudeurs et ces contrevenants peuvent aller en prison quand la hiérarchie va décider», confie Saidou Siddiki, délégué régional de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable.