Divertissement

Profanation de la tombe de Dj Arafat: 10 personnes conduites en prison

Profanation de la tombe de Dj Arafat: 10 personnes conduites en prison
Les premières sanctions sont tombées après la profanation de la tombe de Dj Arafat le week-end dernier. L’information a été donnée hier par le procureur de la république qui était face à la presse. Selon lui une dizaine de personnes a été conduite à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), hier. « Des arrestations ont commencé depuis le premier jour où cette profanation de tombe a été faite et elles se sont même poursuivies.

Depuis ce matin, nous avons les premiers interpellés qui ont été déférés. Nous avions annoncé 12 personnes interpellées. Sur ces 12 personnes, une dizaine a été donc déférée. Une information judiciaire a été ouverte contre ces personnes. La police a lancé un appel à témoins en indiquant que certaines personnes qui avaient été filmées sur les réseaux sociaux, puissent être retrouvées. Il faut savoir que certaines personnes ont été déjà interpellées suite à cet appel à témoins. C’est pour dire que l’enquête avance et elle avance bien. Dans quelques jours, ces personnes qui ont été interpellées seront conduites au parquet et ensuite nous allons avoir des actions judiciaires contre ces personnes », a annoncé Adou Richard avant d’indiquer que les personnes qui avaient fait des publications de la sépulture avant l’enterrement de Dj Arafat ont écopé de 24 mois d’emprisonnement ferme et de un million de francs d’amende. Par ailleurs le procureur de la république a tenu à interpeller les administrateurs des sites sur leur responsabilité pénale relativement à ces publications.

« Ce que nous n’avions pas encore fait, c’est de déclarer la responsabilité pénale de ces administrateurs des sites. Plusieurs obligations pèsent sur ces administrateurs qui doivent surveiller tout ce qui sera publié parce qu’ils en sont les responsables pénalement », a fait savoir le conférencier. Aussi, le parquet a-t-il invité ces administrateurs à faire une identification complète des membres, à traquer et radier les cyber-délinquants, à élaborer une charte d’utilisation à faire signer et respecter par les membres. « Tous ceux qui ont la responsabilité de veiller à ce qu’on ne publie pas des propos contraires à la loi, sont l’administrateur de site, le modérateur ou celui qui a publié de façon téméraire ou celui qui a reproduit une publication sans indiquer que c’est une reproduction. Toutes ces personnes sont pénalement responsables », a averti Adou