Divertissement

Kenya : Comment une jeune scientifique arrive à produire de l'eau grâce à l'air

Kenya : Comment une jeune scientifique arrive à produire de l'eau grâce à l'air

Selon les dernières données du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et du WRI (World Resources Institute), plus d’un quart de la population mondiale va manquer d’eau dans les prochaines années à venir. Selon ces données préoccupantes, la Terre serait arrivée à un point de non-retour en ce qui concerne la disponibilité de la ressource naturelle la plus précieuse, l’eau.

D’après le rapport du World Resources Institute, 17 pays du monde, en majorité africain seront frappés par une pénurie d’eau totale dans quelques années. Ce point de non-retour fut désigné sous le nom de "jour zéro" ce qui signifie que plus aucune goutte d’eau ne sortira du robinet. Les prévisions du WRI sont tout simplement terrifiantes, car on n’ose pas imaginer le désastre que va engendrer une crise de l’eau au niveau mondial. Pour Andrew Steer, le patron du World Resources Institute, l’heure est grave car une pénurie d’eau serait catastrophique à l’échelle du globe, ce qui va entraîner irrémédiablement des migrations et des conflits sans précédent.

Une invention qui tombe à point nommer 

Face à cet immense enjeu qui se profile à l’horizon, Beth Koigi, une jeune chercheuse kényane, a mis au point une invention qui va sans conteste changer la vie de millions de personnes dans l'avenir. Il faut dire que le Kenya est l’un des pays subsahariens les plus touchés par la sécheresse et l’eau est une denrée très rare dans de nombreuses localités du pays. Après avoir côtoyé le top de l’innovation à la Silicon Valley américaine, Beth Koigi s’est associée à une brillante scientifique et à une talentueuse avocate pour fonder le groupe Majik Water.

Cette société utilise un concept très innovant pour transformer de l’air en eau potable. Grâce à des générateurs utilisant des matériaux comme le gel de silice, l’eau présente dans l’air est captée puis chauffée. La vapeur de l’eau est ensuite libérée et filtrée pour donner de l’eau potable. Pour Beth Koigi, sa technique est une réelle avancée car elle permettra de répondre à la forte demande en eau. La jeune femme révèle qu’il y a 6 fois plus d’eau dans l’air que dans toutes les rivières du monde. Le vœux le plus cher de Beth Koigi est de vulgariser son concept dans plusieurs pays africains dans le but de faire face aux difficultés d’accès à l’eau potable.

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